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Lutte contre les tsé-tsé par le traitement épicutané du bétail

Quel est, ou devrait être, le rôle du gouvernement dans la lutte contre les tsé-tsé ?

Les anciennes méthodes de lutte contre les tsé-tsé, comme les pulvérisations terrestres ou aériennes d'insecticide, étaient efficaces à condition d'être appliquées sur de vastes superficies, et seules les institutions gouvernementales avaient la capacité financière et logistique pour mener de telles opérations. Mais, la mise au point et la généralisation des systèmes attractifs toxiques ont entraîné un changement pour des campagnes de lutte à petite échelle, sur fonds privés, ne nécessitant plus l'implication directe du gouvernement.

Néanmoins, les gouvernements peuvent encore apporter des contributions importantes pour la réussite de ces opérations locales.

D'abord, ils doivent installer une politique nationale pour dissuader l'usage immodéré des pyréthrinoïdes et des trypanocides qui pourrait induire le développement de résistances chez les tiques ou les trypanosomes : les Boophilus spp. sont déjà résistants aux pyréthrinoïdes en Afrique du sud et au Zimbabwe et la résistance aux trypanocides est largement répandue (Geerts et al., 2001). Ce risque augmentera probablement du fait de la proche expiration des brevets sur les pyréthrinoïdes et de l'augmentation de la production locale qui va entraîner une plus grande disponibilité et une réduction des prix des produits. Dans le même sens, les gouvernements peuvent limiter l'usage sans restriction des pyréthrinoïdes, ce qui pourrait augmenter la sensibilité aux enzooties transmises par tiques (Van den Bossche & Mudenge, 1999).

Les gouvernements ont aussi à jouer un rôle essentiel de facilitateurs pour les questions d'approvisionnement au niveau national. Notamment dans tout ce qui se rapporte à l'importation des attractifs, des médicaments et des insecticides.

Enfin, les gouvernements peuvent appuyer les projets locaux de lutte en encourageant l'action coordonée des communautés rurales et en faisant la promotion des bonnes pratiques dans l'emploi des nouvelles technologies : par exemple en harmonisant les niveaux des subventions versées aux projets locaux. Les plans de lutte à petite échelle auront un meilleur rapport coût/efficacité s'ils sont menés de concert avec d'autres opérations locales.

Références
Geerts, S., Holmes P.H., Diall O. and Eisler, M.C. (2001). African Animal Trypanosomiasis: The Problem of Drug Resistance. Trends in Parasitology, 17, 25 – 28.

Van den Bossche, P. and Mudenge, D. (1999). The effect of short-interval deltamethrin applications to control tsetse on the seroprevalence of babesiosis in cattle. Tropical Animal Health and Production, 31, 215-222.


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