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Gestion et aspects socio-économiques de la lutte contre les tsé-tsé

Action collective

Pour être efficaces, les Systèmes Attractifs Toxiques doivent être utilisés collectivement :

• Le traitement épicutané du bétail doit être effectué par une très forte proportion d'éleveurs, sur un pourcentage élevé d'animaux, et à un rythme bien défini (ces paramètres peuvent être calculés dans Tsetse Plan).

• Les écrans et les pièges doivent être protégés des dégâts occasionnés par les personnes, le bétail et la faune sauvage, et doivent être régulièrement imprégnés. Si cela ne fait pas partie des coûts récurrents du gouvernement ou d'un bailleur de fonds, cela devra être fait par les institutions communautaires.

Une action collective est dirigée par des institutions communautaires. Ce ne seront pas nécessairement des organisations avec adhérents et règlements explicites, mais peut-être de simples institutions informelles, sans règlements tacites régissant les comportements et déterminant les attentes. Bien souvent, des institutions communautaires existent déjà avec la capacité nécessaire pour gérer la lutte contre les tsé-tsé, même si elles ont besoin d'être renforcées. Parfois il faut en créer de nouvelles, de type formel.

Certains bailleurs de fonds et chercheurs utilisent de plus en plus souvent l'expression "capital social" pour désigner les ressources sociales que les gens exploitent pour poursuivre leurs objectifs de moyens d’existence. Le capital social est basé sur l'adhésion à des réseaux et des groupes officiels, et plus généralement sur la participation basée sur la confiance et la réciprocité (DFID, 1999). Il y a donc des points communs entre la force du capital social dans une communauté et la capacité de mener une action collective.

Il faut souligner que toute intervention sur la capacité des propriétaires de bétail à mener une action collective sera inutile sauf si la stratégie de lutte choisie est rentable à moyen terme. Si elle est rentable (et si la question des coûts transitoires et de trésorie peut être réglée), les agences d'exécution découvriront que l'action collective sera plus facile à gérer qu'elles ne le pensaient, grâce aux institutions en place. Cela peut résoudre le problème des "passagers clandestins" ou "resquilleurs" - dont la présence s'explique par deux postulats : les éleveurs d'une région ne pevent pas être exclus des bénéfices de la lutte contre les tsétsé ; la participation aux frais de cette lutte ne peut leur être imposée -. Ce comportement est atypique et ne correspond pas à la mentalité générale, mais il sous-estime l'efficacité des sanctions infligées par les communautés informelles à ceux qui sont tentés de "resquiller".

Pour savoir comment analyser les capacités à mener une action collective contre les tsé-tsé, et ce qu'il faut pour renforcer ces institutions ou en créer de nouvelles, cliquez ici.


Pour connaître les méthodes permettant d"améliorer l'efficacité d'une action collective, cliquez ici.


Références
DFID (1999) Sustainable Livelihoods Guidance Sheet 2.3.1 Social Capital.

Dransfield, R.D. & Brightwell, R. (2004). Community participation in tsetse control: The principles, potential and practice. pp 523-536 in:- The Trypanosomiases (eds. I. Maudlin, P.H. Holmes & M.A. Miles). CAB International, Wallingford, UK.

Pour voir les versions françaises des Notes d'information sur les moyens d'existence durables (DFID, 1999) cliquez ici, et sur les méthodes d'analyses cliquez ici.

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