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Gestion et aspects socio-économiques de la lutte contre les tsé-tsé

Trésorerie

Les éleveurs sont volontaires pour contribuer (pour les pour-ons, ou pour les écrans), mais ils doivent pouvoir le faire lorsque les versements sont exigés. Or beaucoup d'entre eux ont peu de liquidités et ne peuvent, ni ne veulent, liquider des actifs lorsque il leur est demandé une contribution pour la lutte contre les tsé-tsé.

La trésorerie est un problème particulier, mais il est étroitement lié à d'autres problèmes :

• un manque de confiance envers la technologie qui leur est proposée, et/ou une réticence à accepter toutes nouvelles techniques (traité dans Connaissances et attitudes).

• un préjugé contre le traitement suite à la maladie d'un animal et contre toute dépense pour les traitements préventifs.

Ces différents problèmes peuvent être réglés assez facilement par une enquête participative minutieuse, pendant la phase d'élaboration du programme et pendant sa réalisation. Elle donnera l'occasion aux bénéficiaires d'exposer leurs croyances et leurs attitudes envers cette nouvelle technologie et le problème traitement/prévention. Elle permettra aussi d'identifier les sources de revenus et les possibilité de crédits (s'il y en a) des propriétaires de bétail. L'emploi de calendriers saisonniers, soit de façon participative informelle, soit par l'intermédiaire d'une enquête structurée à base de questionnaires, permettra d'avoir un aperçu global sur le flux de liquidités perçues par les propriétaires sur l'année, ainsi que des informations sur les maxima saisonniers de leurs revenus et de leurs besoins en liquidités [peut être pourra-t-elle aussi démontrer que ces maxima sont aléatoires, c'est à dire liés aux ventes non saisonnières d'animaux ou à un besoin soudain de soins].


Gestion de la trésorerie

Si les ressources le permettent, la manière la plus efficace pour une agence extérieure de gérer le problème de la trésorerie est d'installer un fond renouvelable. D'habitude, l'agence fait l'avance des premières fournitures, sans charges, de préférence aux institutions locales mise en place pour (ou adaptées à) la gestion de la lutte contre les tsé-tsé. Si les écrans sont fournis, ceux-ci seront utilisés par les institutions ; si les pour-ons sont fournis, l'insecticide sera distribué individuellement aux éleveurs. Dans les deux cas, les paiements pourront être récupérés sur un certain laps de temps par l'agence ou les institutions locales, et utilisés pour renouveler les stocks de fournitures. En principe, ce dispositif peut être géré indéfiniment à condition que les prix payés par les bénéficiaires puissent permettre d'anticiper les augmentations de ceux des fournitures. Ce dispositif a plusieurs avantages :

• Il gère le problème de trésorerie, c'est à dire qu'il laisse du temps aux éleveurs pour obtenir les liquidités nécessaires pour le remboursement.

• En accordant aux éleveurs un délai pendant lequel ceux-ci peuvent percevoir les premiers bénéfices de la lutte contre les tsé-tsé (même si au départ ils constateront surtout l'absence de nuisance qu'une décroissance réelle des trypanosomoses), il aide à surmonter tous les conservatisme à propos de la nouvelle technologie.

• En ce qui concerne les pour-ons, il correspond bien avec les dispositions prises pour appuyer la notoriété de la nouvelle technologie et pour mobiliser les éleveurs au sein d'une action collective.

• Il offre des économies d'échelle dans l'achat des fournitures.

Toutefois, plusieurs points doivent être considérés :

• L'investissement initial dans un fond renouvelable doit être significatif. Pour le traitement du bétail, il doit être suffisant pour couvrir au moins une application sur la fraction recommandée du troupeau. Si on prévoit des problèmes de remboursement - soit pour une question de trésorerie, soit à cause d'un manque de confiance dans la technologie - ou bien des difficultés logistiques (cas des éleveurs très dispersés, manque de transport) dans la distribution de l'insecticide ou la collecte des remboursements, l'investissement initial doit pouvoir assurer les deux premières applications voire plus. Il sera préférable pour une agence extérieure de provisionner un fond de départ trop important plutôt que d'en verser un petit, et d'avoir à l'augmenter avant que les premiers remboursements ne soient versés.

• Un fond renouvelable exige une très bonne formation des personnes qui vont le gérer, et un système opératoire totalement transparent pour tous.

Référence

DFID (1999). Sustainable Livelihoods Guidance Sheet 4.10 Livelihoods Assets II. Disponible en fichier pdf ici.

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